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Fiche d’agrément DSCG : comment préparer votre demande

· Actualisé le · Astuces

Un homme consulte des documents à son bureau.

Avant de commencer votre mémoire de DSCG, vous devez faire approuver votre projet. C’est à cela que sert la fiche d’agrément : vous y présentez le sujet que vous souhaitez étudier et la manière dont vous comptez le traiter.

La difficulté est de passer de votre expérience au cabinet ou en entreprise à un sujet de mémoire. Vous avez peut-être repéré un problème pendant votre stage, sans savoir comment en faire le point de départ d’une recherche. Et lorsque vous ouvrez la fiche, les rubriques « problématique » ou « méthodologie » ne vous disent pas forcément ce qu’il faut écrire.

Pour vous aider à préparer votre demande d’agrément DSCG, nous allons reprendre ces rubriques à partir d’un même exemple. C’est aussi le travail que nous menons chez Super Mémoire, avec les candidats qui préparent leur première fiche comme avec ceux qui doivent la retravailler après un refus.

Pourquoi la demande d’agrément DSCG est-elle indispensable ?

L’enseignant qui examine votre demande ne connaît pas nécessairement l’entreprise dans laquelle vous travaillez ni les missions que vous avez exercées. Votre fiche doit donc lui donner assez d’éléments pour comprendre l’intérêt du sujet et apprécier si le travail envisagé peut être mené dans le cadre du mémoire.

Vous avez ainsi besoin de vérifier assez tôt ce que vous pourrez étudier. Si votre sujet porte sur une procédure de contrôle, pourrez-vous consulter les documents qui décrivent son fonctionnement ? Si vous prévoyez des entretiens, les personnes concernées accepteront-elles de vous recevoir ? Préparer la demande vous aide à faire ces choix avant de vous engager dans la rédaction.

Les éléments clés de la fiche d’agrément DSCG

Les rubriques de la fiche décrivent toutes le même projet. Le titre en annonce le sujet. Pour savoir ce que vous comptez en faire, l’enseignant a ensuite besoin de connaître la question qui vous intéresse : c’est la problématique. La méthodologie explique comment vous allez chercher une réponse à cette question. Vos lectures et votre plan montrent enfin sur quoi vous allez vous appuyer et comment vous comptez développer votre analyse.

Vous pouvez télécharger la fiche d’agrément DSCG et les normes bibliographiques sur le site du SIEC. Les indications de longueur données ci-dessous correspondent au formulaire de la session 2026.

Titre, mots-clés et champs disciplinaires

Vous commencez par donner un nom à votre projet. Le titre doit préciser ce que vous allez étudier et, lorsque c’est utile, dans quel type d’organisation. Un intitulé très général peut laisser croire que votre mémoire couvrira beaucoup plus de questions que vous ne pourrez en traiter.

Par exemple, pendant votre stage dans un cabinet d’expertise comptable, vous participez au suivi des factures d’honoraires. Vous constatez que certains clients paient en retard malgré plusieurs rappels. Vous décidez de vous intéresser à la façon dont le cabinet organise et suit ses relances.

Un premier titre comme « La gestion du poste clients » serait trop large : il pourrait aussi annoncer un travail sur la facturation, alors que vous souhaitez étudier les relances. Le titre « Le suivi des relances clients dans un cabinet d’expertise comptable » décrit plus précisément votre projet. Le lecteur comprend sur quelle activité portera le mémoire et dans quel contexte vous allez l’observer.

Les mots-clés servent à en repérer rapidement les principaux sujets. Pour cet exemple, vous pourriez retenir « relance », « créances » et « recouvrement ». Le formulaire 2026 prévoit cinq lignes au maximum pour le titre et cinq mots au maximum pour les mots-clés.

Le champ disciplinaire désigne la matière à laquelle se rattache votre analyse, comme la finance ou le contrôle de gestion. Il se choisit en fonction de ce que vous voulez étudier, et pas seulement du métier de l’entreprise qui vous accueille. La fiche prévoit deux champs disciplinaires au maximum.

Une femme consulte un livre et prend des notes à côté de son ordinateur.

La problématique

Une fois le sujet annoncé, il reste à préciser ce que vous cherchez à comprendre ou à résoudre. Cette question est votre problématique. Elle donnera une direction au mémoire : les recherches et les analyses que vous mènerez devront vous aider à y répondre.

Reprenons le cas des factures impayées. Le sujet porte sur les relances clients, mais vous ne souhaitez pas seulement décrire les rappels envoyés par le cabinet. Vous pourriez donc poser la question suivante : « Comment améliorer le suivi des relances clients pour réduire les retards de paiement des honoraires du cabinet ? » Il faudrait alors examiner la façon dont les relances sont organisées et comprendre pourquoi certaines restent sans effet, avant de proposer des améliorations.

Dans la fiche 2026, vous disposez de dix lignes au maximum pour présenter cette problématique. Vous pouvez partir du problème observé pendant votre stage, expliquer ce qui mérite d’être étudié, puis formuler votre question. Le lien entre votre expérience et le projet de mémoire devient ainsi compréhensible pour la personne qui lit la demande.

La même réflexion s’applique à un sujet de droit fiscal, de contrôle de gestion ou de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Si vous voulez étudier l’impact d’une nouvelle réglementation fiscale sur les PME, il faudra préciser quelles entreprises vous concernent et quelles conséquences vous pourrez observer. C’est cette délimitation du sujet qui pose parfois problème. Chez Super Mémoire, nous vous aidons à partir de vos missions et de vos premières idées pour formuler une problématique que vous pourrez réellement traiter.

La méthodologie

Votre question est maintenant posée. Il faut expliquer comment vous allez vous y prendre pour y répondre : c’est le rôle de la méthodologie. Vous présentez les informations dont vous avez besoin, la manière de les recueillir et ce que vous comptez en faire. Le formulaire 2026 réserve dix lignes au maximum à cette rubrique.

Pour étudier les relances du cabinet, vous pourriez comparer des dossiers anonymisés en relevant les dates des factures, des rappels et des règlements, avec l’autorisation de consulter ces documents. Vous pourriez ensuite interroger les collaborateurs chargés du suivi. Les dossiers montreraient comment les paiements se déroulent ; les entretiens aideraient à comprendre les difficultés rencontrées et les raisons des décisions prises.

La méthode consiste aussi à expliquer comment vous rapprocherez ces informations. Si des relances sont envoyées tardivement dans plusieurs dossiers, les échanges avec les collaborateurs peuvent vous aider à comprendre pourquoi. Vous aurez alors de quoi étudier le fonctionnement du suivi et justifier vos propositions, au lieu de les formuler sur une simple impression.

Avant de retenir une méthode, vérifiez que vous pourrez la mettre en œuvre. Si vous envisagez une enquête auprès de cent entreprises, commencez par vérifier comment vous pourrez les contacter et obtenir leurs réponses. Lorsque ce choix vous bloque, nous vous aidons à construire une démarche à partir des documents accessibles et des personnes que vous pouvez interroger. Une étude plus resserrée peut convenir, à condition d’expliquer pourquoi vous avez retenu ces observations et ce qu’elles permettent d’analyser.

Une bibliographie normée et pertinente

Les observations faites au cabinet ne suffiront pas, à elles seules, à développer votre analyse. Vous aurez aussi besoin de lectures pour comprendre les notions liées au sujet et discuter ce que vous aurez constaté. La bibliographie réunit ces références. Dans la fiche d’agrément, vous en présentez cinq majeures, choisies pour leur utilité dans le projet.

Pour notre exemple, un ouvrage ou un article sur le crédit client peut aider à comprendre les décisions prises en matière de recouvrement. Une lecture sur les outils de pilotage peut servir à examiner la façon dont le cabinet suit ses dossiers. Vous devez pouvoir expliquer ce que chaque source vous apporte : retenir un titre parce qu’il contient le mot « client » ne suffit pas à le rendre pertinent pour votre mémoire.

La présentation des références obéit également à des règles, afin que le lecteur puisse retrouver les documents cités. Vérifiez les noms des auteurs, les titres et les autres informations demandées dans les normes bibliographiques du SIEC. Pour une source en ligne, indiquez l’URL précise et la date de consultation, comme le demande la fiche d’agrément.

Un plan détaillé

Vous avez à présent un sujet délimité, une question à traiter et une idée du travail à mener. Le plan montre comment vous allez organiser tout cela dans le mémoire. Les parties doivent s’enchaîner de façon à conduire le lecteur jusqu’à votre réponse à la problématique.

Dans l’exemple des relances, vous pourriez commencer par expliquer les difficultés de suivi observées et les notions utiles pour les comprendre. Vous présenteriez ensuite l’étude des dossiers et les entretiens avec les collaborateurs. L’analyse des résultats vous conduirait à proposer des améliorations et à discuter leur intérêt pour le cabinet. Chaque partie prépare ainsi la suivante.

Le formulaire 2026 demande un plan sur trois niveaux, c’est-à-dire des parties, des sous-parties et leurs subdivisions. Il faut aussi présenter chaque grande partie en une ou deux phrases pour expliquer ce que vous comptez y développer. Le plan demandé concerne le thème étudié ; il ne doit pas inclure la présentation de l’organisation.

La progression dépend de la manière dont vous menez votre recherche. Vous pouvez partir de vos observations ou chercher à vérifier une explication issue de vos lectures. Ces choix correspondent à des démarches que vous rencontrerez dans les consignes méthodologiques :

  • Dans une approche inductive, vous partez des observations faites au cabinet ou en entreprise pour construire une explication plus générale.
  • Dans une approche hypothético-déductive, vos lectures vous conduisent à formuler des hypothèses, c’est-à-dire des réponses possibles à votre question. Vous les confrontez ensuite aux données recueillies.
  • Dans une approche abductive, vous cherchez une explication plausible à ce que vous observez. Vous faites des allers-retours entre vos observations et vos lectures pour préciser cette explication.

Ces démarches ne correspondent pas à trois plans obligatoires. Dans notre accompagnement, nous vérifions que le plan suit bien la méthode annoncée et que les références retenues pourront servir à l’analyse. Vous préparez ainsi la suite de la rédaction, que nous abordons dans notre article sur le mémoire DSCG.

Vous avez commencé votre fiche, mais vous n’arrivez pas encore à relier la problématique, la méthode et le plan ? Envoyez-nous votre ébauche avec les consignes reçues. Nous vous aiderons à reprendre les points qui vous bloquent.

Les erreurs qui fragilisent une demande d’agrément

Une fois les rubriques remplies, relisez la fiche dans son ensemble. Il arrive qu’en travaillant séparément le titre, la méthode et le plan, on finisse par décrire des projets différents. La relecture doit vous aider à repérer ces décalages avant de soumettre votre demande.

Dans notre exemple, une problématique consacrée aux retards de paiement ne peut pas déboucher sur un plan qui présente seulement le logiciel comptable du cabinet. Il manquerait l’étude des relances et des difficultés rencontrées. Le même problème se pose si vous annoncez des entretiens dans la méthode, puis ne prévoyez aucune place pour leur analyse dans le plan.

Vérifiez aussi le lien avec les missions que vous avez exercées. Un sujet peut vous intéresser sans que vous disposiez des observations ou des documents nécessaires pour l’étudier. Mieux vaut alors préciser le sujet ou réduire le nombre de situations examinées, avant de construire toute la demande autour de données que vous ne pourrez pas obtenir.

Enfin, gardez du temps pour relire les références et vérifier que la fiche est complète. Une méthode laissée sans explication ou une bibliographie imprécise peut rendre le projet difficile à apprécier. Une relecture de votre demande par Super Mémoire porte aussi sur ces points, en tenant compte des consignes de votre formation.

Votre fiche a été retournée : que faut-il reprendre ?

Si vous avez déjà reçu un retour, les remarques de l’enseignant vous donnent le point de départ de la reprise. Avant de modifier votre texte, regardez la décision portée sur la fiche : un sujet accepté avec des modifications ne demande pas le même travail qu’un sujet refusé. La notice officielle DSCG 2026 distingue l’acceptation en l’état, l’acceptation avec des modifications et le refus.

Si votre sujet est accepté avec des modifications, l’agrément est acquis. Les remarques doivent être prises en compte dans le mémoire ; la notice ne prévoit pas de nouvelle demande à transmettre à l’examinateur pour faire approuver chaque correction.

En cas de refus, la notice 2026 prévoit une seconde et dernière demande pour la session concernée, avec la possibilité de renouveler la démarche lors d’une session suivante. Il faut donc comprendre ce qui a motivé le refus avant de préparer cette nouvelle version.

Par exemple, une remarque sur une problématique trop large peut vous conduire à ne retenir qu’une seule pratique ou un seul type d’entreprise. S’il vous est reproché de décrire votre travail sans l’analyser, il faudra montrer ce que vous cherchez à comprendre et comment vous allez l’étudier. Changer quelques mots dans le titre laisserait le problème entier.

C’est à partir de votre fiche et de cet avis que nous pouvons vous aider. Nous examinons les remarques pour déterminer les reprises nécessaires, en conservant les éléments qui restent pertinents. Si la problématique évolue, nous retravaillons avec vous la méthode et le plan qui en dépendent, puis vérifions que la bibliographie correspond toujours au sujet.

Pourquoi solliciter l’aide d’un expert ?

Un homme souriant relit des documents à son bureau.

Au fil de cette préparation, vous pouvez voir ce qui vous manque encore. Votre idée de sujet est peut-être précise, mais vous hésitez sur la méthode. Ou vous avez déjà rédigé la fiche sans parvenir à corriger les décalages entre les rubriques. Vous pouvez nous solliciter à ce stade, avec le travail que vous avez déjà accompli.

Notre équipe de rédacteurs, spécialistes des sciences de gestion et familiers des exigences du DSCG, vous aide à structurer la demande. Selon vos besoins, nous travaillons la formulation de la problématique, le choix de la méthode ou l’organisation du plan. Nous vous aidons également à sélectionner une bibliographie adaptée. Ces éléments sont repris ensemble pour que la fiche présente un projet que vous pourrez développer dans votre mémoire.

Une aide de la première ébauche à la soumission

Vous n’avez pas besoin d’attendre d’avoir rempli toute la fiche pour nous contacter. Si vous en êtes au choix du sujet, présentez-nous vos missions et les pistes que vous envisagez. Si la demande est déjà rédigée, envoyez-nous cette version avec les consignes de votre formation et, le cas échéant, l’avis reçu.

Précisez aussi votre échéance et les documents auxquels vous avez accès. Nous pourrons définir le travail nécessaire à partir de ces éléments, qu’il s’agisse de préparer une première demande d’agrément DSCG ou de reprendre une fiche avant une nouvelle soumission.

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